« La meilleure attitude à avoir à l’égard de la parole, c’est de ne pas en user. Si vous pensez pouvoir vous passer d’elle, ne parlez pas.
Ce qui doit être dit devrait toujours être dit aussi succinctement, logiquement et clairement que possible.
Un nombre surprenant de gens se ridiculisent en parlant sans réfléchir et se déconsidèrent d’autant.

Romain, un petit tour et puis s'en va!

Nous avions quatre qualifiés pour cette première édition de la coupe de France benjamins-minimes avec Marilyn, Coralie et Asma en benjamines et Romain en minime.
A la suite d'une discussion avec les principales intéressées et leurs parents, nous avons décidé de n'envoyer que Romain a cette compétition, jugeant que les trois benjamines du club ne pouvaient défendre honorablement leur chance pour l'acquisition d'une médaille, alors que Romain champion de France 2005 remettais son titre en jeu.
Départ en train le vendredi midi, la pesée se passe normalement en fin de journée, puis après une bonne nuit de sommeil, nous voila de retour a la halle Carpentier pour tenter de glaner un nouveau titre.
La journée sportive fut courte, Romain s'incline dès le premier tour sur le score de 2/8.
Il ne fut jamais en mesure d'inquiéter son adversaire pourtant largement a sa portée.
Ce fut une énorme surprise tant il avait démontré quelque semaine plus tôt sa grande forme et son envie de gagner. 
Mais il faut être prêt le jour J et puis, ne dit on pas que avant de savoir gagner il faut savoir perdre.
                                                      

Le mot du prof.
Je qualifierai cette contre-performance en trois mots,"Surprise, Déception, Amertume".
Surprise, car j'attendais de Romain une bien meilleure prestation.
Déception, déçu par le comportement de certains, et je leur laisse libre choix de se reconnaître! Mais le sauront ils seulement...???
Amertume, car comme je le dis souvent," je me paye avec le sourire de mes élèves après leur victoire" et là, nous sommes rentrés bredouilles après toute une saison de travail.
Pour finir, je lui dédis ces quelques lignes extraites du livre L'art de la Guerre.
Gilles
“ Connaissez l’adversaire et connaissez-vous vous-même ; en cent batailles vous ne courrez jamais aucun danger. Quand vous ne connaissez pas l’adversaire mais que vous vous connaissez vous-même, vos chances de victoire ou de défaite sont égales. Si vous êtes à la fois ignorant de l’adversaire et de vous-même, vous êtes sûr de vous trouver en péril à chaque bataille. “
SUN TZU - L’Art de la Guerre